segunda-feira, 9 de fevereiro de 2009
12 mai
Distincte du cadre, la forme de son visage me remplissait – j’étais aveugle, ne fusse par cette vision. Cela – je ne pourrais la définir comme femme (ou peut-être que c’est cela une femme) – dormait tranquille sur mes jambes; blasphème ! Mais le péché m’avait été pardonné.
Dénudé d’autres pensées – en vérité, j’étais dénudé de tout ce qui n’était pas ça, les pensées n’avaient pas de force pour s’affirmer en moi, quels qu’elles fussent. Les heures passèrent merveilleusement, semblant seulement des minutes (peu). On pourrait être restés là pendant des jours, des semaines entières et cela ne serait jamais assez.
Elle se réveilla et j’ai failli ne pas supporter son regard – son unique et simple présence était déjà tout pour moi, plus de ce que je pourrais avoir espéré ou mérité. Elle me toucha; ses doigts étaient la preuve de l’existence et le contact avec un monde qui m’étais jusqu’alors inconnu et niait l’existence : un tel être ne pouvait être que l’œuvre de la création divine. Son toucher suave glissant sur moi, sur mon visage livide, surpris et esthésié m’emmena où je n’avais jamais été auparavant, où je ne suis pas allé à nouveau – jusqu’à aujourd’hui, plus de deux ans pus tard – et où je crois ne plus être capable d’y revenir un jour.
Il se fit encore plus sombre; il était tard et nous devions nous séparer.
May the 12th
The corridor deserted – it was not crowded, but someone-else’s presence would be an excess. All the noise came down to mere rustlings far away and noting more. The light softened as if the clouds agreed with us.
Coming off the frame, her face’s form filled me – I was blind, but by that vision*. That thing – I cannot define her as a woman (maybe that is what a woman is) – was sleeping quietly on my legs; blasphemy! But I was forgiven for this sin.
Bare from other thoughts – actually, I was bare from all that was not that for thoughts had no power to assert themselves in my mind, whatever they were. The hours slid like magic, it seemed only few minutes (a few). It could take days, weeks and it would never be enough.
She woke and I almost could not bear its sight – for me, its unique and simple presence was everything, beyond my expectancies and merit. She touched me; its fingers were the evidence of the existence and the contact with a world I had always unknown and denied: such being must be only heaven-made. Its soft touch sliding on me, on my livid, surprised and esthetized face brought me where I had never been before, where I have never returned – until today, two years later – and where I believe not being able to return one day.
It got darker; the night fell and we had to separate.
*excepted by that vision
12 de maio (Poema n°04)
Distinto da moldura, a forma de seu rosto preenchia-me – estava cego, não fosse por aquela visão. Aquilo – não poderia definí-la como mulher (ou talvez fosse isso uma mulher) – dormia tranqüilo sobre minhas pernas; blasfêmia! Mas o pecado me foi perdoado.
Despido de outros pensamentos – na verdade, eu estava despido de tudo que não era aquilo, os pensamentos não tinham força para afirmar-se em mim, qualquer que eles fossem. As horas passaram magicamente, parecendo apenas alguns minutos (poucos). Poderia ter ficado ali durante dias, semanas inteiras e não seria nunca o bastante.
Ela acordou e quase não pude suportar seu olhar – sua única e simples presença já me era tudo, mais do que poderia ter esperado ou merecido. Ela me tocou; seus dedos eram a prova de existência e o contato com um mundo que até então desconhecia e negava a existência: tal ser só poderia ser de criação divina. Seu toque leve deslizando por mim, em meu rosto lívido, surpreso e estesiado levou-me onde nunca tinha ido, onde nunca fui de novo – até hoje, mais de dois anos depois – e onde acredito não ser capaz de voltar um dia.
quarta-feira, 21 de janeiro de 2009
Monologue
Scène 3
(Une chambre fermée, avec seulement une porte au fond, une chaise au milieu de la scène et des livres et papiers éparpillés autour de la chaise.)
Echo (sauf dans les cas où il y a une indication précise, comme au début et à la fin, le personnage déambule tout le long de la scène)
(La lumière est faible.)
ECHO (couché sur le sol) :
(Un temps. Il se réveille) Il ya quelqu’un ? Non, sûrement. (Un temps.) Personne. Même pas l’ombre de quelqu’un... Si, il y a mon ombre. (Un temps.) Combien de temps s’est-il passé ? Trois ans, deux... (Il cherche dans ses papiers.) Que dis-je ? (Il regarde un calendrier.) Ça ne fait même pas un an. Tout me paraît si loin... La lumière, la lune, le soleil, mes amis - ma vie - tout est si loin... (Un long intervalle de temp pendant lequel il cherche des yeux dans le public.)
- Saudade...- est-ce tout ? Un simple mot ? Non. On ne peut défnir quelque chose d’infini... (Des bruits d’ailes d’oiseau.) Il y a quelqu’un ? (Il se tourne et retourne en courant et cherchant l’origine du bruit.) Je crois devenir fou - j’entends souvent ces bruits, mais cela doit être dehors, c’est toujours dehors. (Il s’avance vers la porte et essaye d’entendre quelque chose.) Peut-être quelqu’un dehors, un visiteur... (Il lève la tête comme pour se rappeler de quelque chose.) « C’est un visiteur tardif qui tape à ma porte - cela seulement et rien d’autre sorte » - est-ce bien cela ? Même ma mémoire devient fatiguée... Oh les beaux jours ! (Un temps.)
- Saudade... (Il s’éloigne déçu de la porte.) Je me demande souvent à quoi sert de survivre - ou plutôt sous-vivre. Il est inutile de chercher une explication - on ne la trouve jamais. (Il prend un des livres et d’assoit sur la chaise.) « Parce que c’était lui parce que c’était moi. » Peut être... Je me demande aussi si cela aurait été différent si je n’étais pas moi. (Il regarde un des livres sur le sol.) Qu’en penses tu ? (Il en regarde un autre.) Et toi ? Rien ? (Un autre.) Et toi ? (Il attend un peu avant de prendre ce livre.) As-tu vraiment quelque chose à me dire ? (Il s’asseoit par terre et lit:) « La réflexion fait de nous tous des lâches » - peut être... ça fait des mois que je refléchis et je ne fais rien... - Peut être aussi que si je n’avais pas refléchi je n’airais rien fait non plus, vu que même en refléchissant je ne sais que faire. (Un temps.) Peut être aussi que ce serait mieux de refléchir à une action quelconque et non pas à ses causes ou effets... Mais à quoi cela me menerai-il ? (Un temps court.) Je pense déjà aux conséquences. (Un temps.) - Saudade... (Un très long intervalle de temps.)
- Écrire... On dit qu’en écrivant on se décharge l’esprit. (Il cherche vivement parmi ses papiers.) Pas de stylo... (Un temps.) Est-ce cela ce que l’on appelle la vie ? Souffrir des pertes et souffrir de ne pas savoir en finir avec sa souffrance ? Ou bien souffrir des pertes et,quand on trouve une isse (Pause.) elle est bloquée ? (Un temps.)
- Bloquée, bloquée - plein et pourtant vide... (Un temps. Il prend un livre et lit la couverture.) « Espèces d’espaces ». Que pourrait-ce bien être ? Parmi ces espèces il doit y avoir un espace vide. Un espace vide pour une espèce vide... (Un temps.) Cela porrait aller très bien avec moi. (Il lance le livre au loin, ainsi que la chaise et tout ce qu’il y a autour.)
- Vide... Ça va bien avec la mort : un instrument parfaitement accordé qui joue une longue pause dans une symphonie de silence et d’ombres. (Un temps.) Le vide et la mort... (Un temps.)
- La mort...
- Saudade... « Que reste-t-il de ces beaux jours ? » Que des souvenirs, des ombres - impressions qui ne peuvent même pas être recordées... Des ombres, l’ombre d’un passé et celle de moi-même, contrastées avec le ton vif de la mort - si vif que l’on se croirait mort... (Un temps.)
- La mort... Seraient-ils déjà tous morts ? Mes amis - mes amours, ma famille ? Je ne peux le savoir, mais c’est sûrement vrai - et c’est dommage que ce soit vrai - ou au moins pour moi. Amitié, plus belle que l’aurore... Plus jamais. (Un temps. Il essaye encore de se rappeller quelque chose.) Cela me rappelle quelque chose: un refrain déjà oublié. (Un temps.)
- Oublié... Ai-je été oublié du monde, ou est-ce moi qui oublie peu à peu le monde ? La première hypotèse me paraît plus vrasemblable, mais la vraisemblance n’est pas aussi vraisemblable que’elle n’est vraie et tragique et donc aussi improblable que l’est l’invraisemblable. (Un temps.)- L’invraisemblable, l’absurde - la vie... la vie... Il y a longtemps, on m’a dit plusieurs fois que le cycle de la vie était composé de quatre étapes : naître, croître, reproduire et mourir, et que l’odre était inaliénable - je ne le pense pas. (Un temps.) Ce fut seulement après avoir crû en partie et que j’ai cessé de croire - aussi en partie - que je suis né. (Un temps.) Étant en vie, et croyant moins - mais croyant plus encore aux choses auxquelles je croyais - j’eus envie de croître - et j’ai crû. (Un temps.) Plus j’ai crû et moins j’ai cru. (Un temps.) Toute réproduction dans ma vie était celle des raisonnements et écrits d’autrui, que j’appellerai plutôt d’imitation - pas réproduction, aucun fruit, aucun fils. (Un temps.) Et la mort, instant suprême auquel on revoit toute sa vie, je ne sais pour l’instant que dire. Une fois j’ai aussi entendu dire qu’il y avait deux fatalités dans la vie: notre naissance et notre mort. Je n’ai pas encore oublié ma naissance et je suis presque sûr de ne pas pouvoir oublier la mort - la mémoire est encore trop fraîche: c’était il y a quelques jours, c’était hier, c’est maintenant... (Pendant la dernière phrase, il se couche lentement. La lumière s’éteint progressivement lors de son mouvement et complètement à la fin.)
quarta-feira, 27 de fevereiro de 2008
Reescritura n°02
A recordar de outro tempo, tempo de nunca mais,
E, enfadado, encolhido, vi algo meio iludido: um fidalgo
Tal se houvesse ao meu quarto algum luminar.
“É alguém” – fiquei a murmurar – “que está aqui a iluminar;
Somente isso e nada mais.”
Ah! Claramente o relembro! Fora no infausto Setembro,
E o relampejo varria do quarto sombras sepulcrais.
Em vão desejei o dia ; em vão fui sem vindas,
Esperanciando o reencontro com a bela Outrora –
Essa, mais bela que a aurora, a quem chamam de Outrora –
E aqui já não demora.
E por entre as cortinas sumira o fio reluzente,
Enchendo-me de temores então nunca vistos iguais.
Para apaziguar meu coração temente, me vi repetente:
“Foi uma nuvem: tão logo passada, tu reverás;
O raio luminoso por entre as cortinas reverás;
Logo ali, logo mais.”
Sem hesitar, ergui-me, e vendo o reflexo sob a porta:
“Senhor, ou senhora, que a iluminar aqui estás,
Tirai-me das sombras onde quedo e deploro;
Por favor, eu imploro, Tu me salvarás!”
Fui-me então, retornei de meus umbrais
- escuridão e nada mais.
Esquadrinhei a noite fria, falhando em inquiri-la,
Sonhando sonhos que ninguém, ninguém ousou sonhar iguais.
Mas o silêncio era irrevocável e a quietude desconfiável
E, na noite, a esperança resumiu-se em ínfimos luais –
Na solidão estava eu, demandando, clamando por luais.
Apenas isso e nada mais.
Febril, voltando ao quarto, revejo a luz pousando de repente
Na mesa, sobre alguns de meus devaneios literais.
“Vem da janela” – penso então – pra quê agitar-me de aflição?
Calma, deixe-me ver então e a esse mistério explorar –
Deixe-me um pouco, coração, a esse mistério explorar –
E enfim me acalmar.”
Escancarei então a janela, e, como uma donzela,
A peça encontrou-se repleta por aquele feixe vultoso.
Diana transfixou-se singular, em forma e em lugar –
No meu quarto estava a solene e serena Selena
Em sua recém-eterna forma, mais bela que Helena,
Hierática e serena.
Numeração
A numeração foi feita de acordo com a ordem de publicação dos poemas, sem levar em conta a ordem em que foram escritos, mas de acordo com a língua. Assim, o primeiro poema em francês é o 'poème n°01', enquanto que os em português já existem mais. Quando uma tradução for feita, aparecerá na sequência da língua de tradução e não do original.
quarta-feira, 13 de fevereiro de 2008
La baleine (Poème n° 1)
Le souvenir me dit "terrible fille"-
Les premiers mots, la première peine
De ma fort faible et petite vie.
Solitude fut mon deuxième mot:
Parmi les milliers de sardines, d'anchois,
Aucune voulait mon amitié comme choix,
Tous fuyaient - ce que je fis, moi, un jour.
Dans les ténèbres du fond marin,
J'ai trouvé un refuge, lieu de refléchir -
Refléchir pour peut-être arreter de fuir -
Mais on disait toujours: "vas t'en, tu n'est point d'ici".
Des abysses j'ai essayé de trouver un voie,
Voie pour remonter, revenir parmi les miens.
Miens? Avec les baleines je n'avais aucune voix;
Toutes grandes et fortes - terribles, voire...
Quand je grandis me vint une idée:
"Je voyagerai, connaitrai toutes les marées,
Elles sont comme moi, ont des hauts et des bas -
Peut-être une au moins m'aimera".
Je le fis et pour des années je partis,
Seule, triste, à la recherche d'un ami:
Atlantique, Glacial et même la Méditerrannée...
J'étais de plus en plus desesperée.
On me fuyait toujours et chaque fois plus.
Je ne pouvais ni rire ni chanter même plus -
Chanter était devenu peu à peu pleurer
Et le rire, je ne savais plus que cela existait.
Je me perdis dans la tristesse, le chagrin.
Toutes les nuits je désirais ne plus voir le matin
Sans beaucoup hésiter, je pris la décision lâche,
Celle qui hante les baleines, celle de mourrir sur la plage.
Je choisis alors le sud, les eaux de mes cinq agonies
Et nageai donc vers les côtes de Patagonie.
l'au y était froide et manquait un peu de sel:
L'insipite me rappelait une soufrance éternelle.
Au soleil, les animaux, assis ou couchés sur les gradins,
Attendaient impatiamment la fin de mes chagrins.
Foques, otaries et éléphants marins dans leur gras repos,
Les mouettes et pélicans tournant dansle ciel et scrutant l'eau.
J'émergis enfin avec un tel bruit que leur fis peur -
Les petits des foques arretèrent de jouer, car en pleurs;
Les gracieux vautours blancs se cachèrent rapidement;
Et moi, seule, mourus triste et douloureusement.
sexta-feira, 19 de outubro de 2007
III Encontro Valinoreano em Recife
Onde? Café da Livraria Cultura, Shopping Paço Alfândega, Bairro do Recife.
Quando: 11 de novembro
Horário: 14:30 hs.
Conselho de leitura com o Silmarillion, abordando os capítulos:
- De Aulë e Yavanna;
- Da Chegada dos elfos e do cativeiro de Melkor
- De Thingol e Melian.
Discussão do Salão de Fogo, agendado para dezembro.
Caras novas sempre são bem-vindas.
Qualquer coisa é só entrar em contato por email: luki_nha@hotmail.com ou por telefone: 87051560. Não sejam tímidos! :D
